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L’espionnage industriel reste un tabou en Suisse

(24 heures du 03.02.08)

GUERRE ECONOMIQUE ! Quatre personnes sont soupçonnées d’avoir volé des secrets de fabrication à EMS-Chimie. Un cas loin d’être rarissime.

S’agit-il d’employés, d’ex-employés ou de tierces personnes? Au profit de qui? Quels sont les dommages? Du côté d’EMS-Chime, à Berne, on reste très laconique. La firme, aux mains de la famille Blocher, s’est contentée, en mars dernier, de  préciser qu’une personne extérieure incitait systématiquement des collaborateurs à livrer des secrets de fabrication

Ces informations volées concerneraient la production de matériaux polymères, destinés principalement aux industries automobile et électronique, qui pèsent pour plus d’un milliard de chiffre d’affaires  pour le site basé à Domat.

L’espionnage industriel vise des secteurs «sensible» tels l’armement, mais aussi la finance, l’industrie, l’informatique, la pharmaceutique, les télécoms, la mode ou l’industrie de luxe. Ailleurs, cette problématique est largement médiatisée, notamment chez les grandes puissances qui se livrent une guerre économique sans merci. Il y a peu, le directeur de la CIA américaine déclarait que l’espionnage industriel, chinois ou russe particulièrement, atteint des proportions comparables aux temps de la guerre froide. En Allemagne, une étude du service de contre-espionnage (GfV) estime que 40% des sociétés allemandes sont touchées, pour un montant annuel de 50 milliards d’euros de perte.

 
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